Pourquoi un fanzine — et pas juste une newsletter ou une affiche ?
Tu as un message. Une cause. Un public à toucher.
Mais si tu limites ta communication à des formats classiques — newsletter, affiche, post Instagram — tu restes dans une logique de diffusion, pas de participation.
Un fanzine, c’est bien plus qu’un petit journal imprimé : c’est un outil de création collective, de résistance douce, et de transmission informelle — conçu pour fédérer, sensibiliser, et diffuser ton message — sans dépendre des algorithmes ou des médias.
C’est ce qui permet à ton association de :
→ Créer un lien humain — via un objet tangible, à feuilleter, à garder, à offrir.
→ Faire participer — en impliquant les bénévoles, les adhérent·e·s, les jeunes, les artistes.
→ Diffuser sans budget — en imprimant à petit prix, en distribuant en main propre, en le laissant dans les lieux publics.
→ Rester visible — même quand les réseaux sociaux t’oublient.
Et ce n’est pas réservé aux gros acteurs — même une petite association peut créer un fanzine puissant, avec un photocopieur, du papier, et des crayons.
Comment créer un fanzine qui fédère — pas juste qui informe
Tu n’as pas besoin d’un budget énorme ou d’un imprimeur professionnel.
Tu as besoin de clarté, de participation, et de simplicité.
Voici comment le construire, étape par étape :
1. Définis ton “pourquoi fanzine” — pas ton “quoi”
→ Pose-toi la question : Quel lien veux-tu créer avec ton public ? Quel message veux-tu transmettre ?
→ Formule une vision éditoriale : “Nous voulons que nos adhérent·e·s se sentent chez eux, et que les nouveaux se sentent invités.”
→ Identifie ton public cible : pas “tout le monde”, mais “les bénévoles qui viennent depuis 1 an”, “les jeunes qui découvrent l’association”, “les partenaires qui veulent comprendre notre culture”.
→ Définis ton ton : sérieux ? décalé ? poétique ? engagé ? humoristique ?
Et surtout : ne commence pas par les pages — commence par l’émotion que tu veux susciter.
2. Crée un “kit de base” — pas une usine à pages
→ Une couverture percutante : titre fort, image forte, couleurs contrastées.
→ Une page d’édito : courte, personnelle, avec un message clair.
→ Des pages thématiques : “Nos actions”, “Nos bénévoles”, “Nos projets”, “Nos coups de cœur”.
→ Des espaces à remplir : “Ton témoignage”, “Ta photo”, “Ton dessin”, “Ta question”.
Et garde-le modulaire : chaque page peut être créée par quelqu’un d’autre — c’est ce qui le rend vivant.
3. Fais-le participatif — pas juste éditorial
→ Implique tes bénévoles, adhérent·e·s, jeunes, partenaires — donne-leur une page à remplir.
→ Propose des thèmes simples : “Pourquoi je suis là”, “Mon moment préféré”, “Ce que j’ai appris”.
→ Utilise des formes libres : dessins, poèmes, photos, citations, listes, jeux de mots.
→ Crée des “pages surprises” : “Un message anonyme”, “Une question à la communauté”, “Un défi à relever”.
Parce qu’un fanzine, c’est votre voix — pas juste la tienne.
4. Pense diffusion — pas seulement création
→ Imprime-le en petit format (A5, A6) — pour qu’il soit facile à glisser dans un sac, une poche, un livre.
→ Distribue-le en main propre — lors d’événements, dans les lieux partenaires, dans les écoles, les cafés, les bibliothèques.
→ Laisse-le dans les lieux publics — avec un petit mot : “Prends-moi, lis-moi, partage-moi.”
→ Propose une version numérique — pour les personnes qui ne peuvent pas le recevoir physiquement.
Et surtout : ne le garde pas pour toi — un fanzine, c’est fait pour circuler.
Conclusion : ton fanzine, c’est ton lien — pas ton produit
Un bon fanzine ne se contente pas de “montrer” — il fédère, sensibilise, et diffuse. Il permet à des personnes qui ne te connaissent pas de s’identifier à ton association, de comprendre sa culture, et de se sentir invité·e·s à rejoindre.
En adoptant cette démarche, tu ne fais pas que “communiquer” — tu crées une communauté. Et c’est précisément ce qui renforce ton impact, ton image, et ta capacité à mobiliser sur le long terme — même sans budget.
